Humanoïdes
Ces humanoïdes vivent en état de panique
Et d’avidité perpétuelles.
Les néons éclairent des visages sans sourire
Des instants d’amour
Des moments de folie
Face à ce monde minéral
Dans l’îlot nuage
De charmantes hôtesses
Nous offrent des bonbons acidulés
Nos lèvres se brûlent
Au contact de préceptes douteux
Avec des mots qui ricochent
De bouche en bouche
Sans atteindre les cœurs
Dans la rue j’ai vue des flaques fluorescentes
La fumée noire des usines
Des flocons de détresse.
Chacun recherche les caresses
De la poupée tendresse
La boîte à images
Des instants d’éternité
Le devin avec sa boule de cristal
Boit ton avenir
Le crache par gouttes
Qui ruissellent sur ton cerveau
Et sur ton cœur
Des clowns pleurent sur l’avenue
Un mage arrose les passants
De ses prédictions somnambuliques
Sur la grande place
Dans la nef des fous
On voit la tendresse et la mort
Des mutants sortent des éprouvettes
Les marchands vendent des plaisirs chimiques
La tendresse est révolutionnaire
Crie le mendiant de l’impossible !
Dans ce royaume de la frime et du fric
Les vicieuses électriques
En bas noirs et bottes rouges
Attendent sous les néons des bars
Cœurs en strass, sexes colorés
Amours en pièces détachées
Voix électroniques
Dans une symphonie dodécaphoniques
Illusions de l’élixir des amours écarlates
Les robots viennent acheter
Quelques minutes d’éternité ….