L’ivre de mots et d’émotions
Un écrit en vain laisse son auteur ivre de mots et d’émotions, saoul d’amertume.
Ce ne sont que des cris sans thème, des mots morts nés,
des émotions sans vie, des phrases éjaculées précocement des rêves avortés et oubliés.
Il suffit que ces signes parlent à un cœur,
il suffit qu’une fille peine de tristesse
se mette à rire en rencontrant un chat pitre.
Il suffit que les éclats provoquent
des catastrophes à casser les strophes.
Il suffit que cette chaleur nouvelle brise la glace.
Il suffit d’un cœur changé pour que des pages pleines de cris et de dérapages soient de nouveau écrites
comme des morceaux de vie, des brouillons d’amour,
des tentatives de beauté.
Il suffit de quelques phrases caresses célestes,
de miettes de poésie nouvelles,
pour parler en chœur et encore,
pour que des ondes pleines de force se transmettent,
pour que les vivants soient plus vivants qu’avant.